LES DONNÉES IPTC
Je suis sûr que beaucoup en ont entendu parler sans jamais comprendre de quoi il s’agissait. Les IPTC sont la base de toute l’organisation d’une photothèque de plusieurs milliers d’images et dès lors que l’on veut travailler avec des professionnels de l’image tel que des agences, il devient indispensable de se pencher sur ces données. Si vous avez une grande habitude du système IPTC et que vous le manipulez couramment, vous pouvez passer votre chemin, cet article ne vous apprendra rien. Dans le cas contraire…
IPTC… Qu’est ce qui se cache derrière ce sigle barbare?
Les IPTC sont des champs normalisés qui regroupent différentes infos qui peuvent être attribuées à une photographie, ou plus généralement à une image (cela peut être étendu à beaucoup de documents). Entendez par « normalisé » le fait que tous les programmes qui gèrent les IPTC (et tous les logiciels le gèrent, même Windows) utilisent la même méthode pour interpréter ces données et que de ce fait, elles seront lisibles et exploitables partout, sur toutes les plates-formes (Windows, Linux, Mac/OS) quelque soit le logiciel employé.
Alors, à quoi ça sert..? Tout simplement à regrouper les éléments et infos qui caractérisent la photo : titre, légende, auteur… Pour ne citer que les plus courants. On pourra attacher également des catégories, des infos sur le copyright, des mots-clés… etc. Par la suite, nous pourrons faire des recherches directement à partir de ces infos, au lieu de chercher à la main dans les dossiers. Avouez que vous avez toujours rêvé de taper "tata Josette" et de tomber directement sur tous les portraits de ladite tante… Ca serait pratique? C’est possible avec les IPTC.
Attention cependant à ne pas confondre les IPTC avec les EXIF qui, elles, sont les données directement sorties de votre appareil photo et qui concernent les détails de la prise de vue, tel que l’ouverture, la vitesse d’obturation, la vitesse ISO et j’en passe !  Les IPTC sont vides par défaut et ne sont remplies qu’une fois les images extraites sur l’ordinateur. Tout ceci est pour certains encore abstrait, j’en conviens… Passons donc à l’exemple par la pratique.
Il existe de nombreux logiciels gérant les IPTC de manière totalement intégré dans le flux de travail (citons Lightroom, Bibble, Apperture…). Nous allons considérer que vous ne possédez aucune de ces usines à gaz et que vous gérez votre bibliothèque directement dans l’arborescence Windows.
Le programme libre par référence pour gérer les IPTC et autres infos (appelées également métadonnées) est Xnwiew, mais tous les logiciels fonctionnent peu ou prou selon le même principe et surtout possèdent les même IPTC (normal, c’est normalisé, vous vous souvenez ?). En cliquant sur une image vous aurez accès à l’onglet IPTC qui vous permettra de modifier chaque champ à votre convenance.
Le plus beau dans tout cela, c’est qu’une fois ce travail fastidieux réalisé sur chacune de vos images, il sera ensuite très simple d’effectuer une recherche de vos images en tapant uniquement le texte qui vous intéresse. Dans Xnview, il suffit de cliquer sur les petites jumelles dans la barre des icônes  pour lancer une recherche, sélectionner les critères de recherche, l’emplacement et c’est parti ! La grande utilité de cette recherche est qu’elle permet de s’affranchir complètement du classement que vous avez mis en place sur l’arborescence Windows (Linux ou MAC… ça marche aussi) qui, elle, n’est forcément que sur un critère unique. Vous pourrez ainsi effectuer des recherches extrêmement poussées ; du genre "les oiseaux", commençant par "moi-", dans le jardin de tata Josette (oui, je l’aime bien tata…)
Si ce travail de référencement de vos images vous paraît inutile, c’est que vous n’en avez probablement pas assez (d’images, pas de travail!). Cependant, et je parle par expérience, il est prudent de faire cette tâche, au moins partiellement (titre, légende), à chaque importation. Personnellement, je me suis rendu compte de l’utilité de la chose quand j’ai atteint les 10 000 images et… je n’ai toujours pas fini de rattraper le retard un an et demi après ! Le numérique, c’est bien mais cela nécessite un classement hors pair si on veut retrouver une photo sans passer un mois à éplucher une arborescence de dossiers à la logique plus ou moins ésotérique.
Si je vous ai présenté le cas Xnview qui est gratuit, gardez en tête que la quasi-totalité des logiciels prennent en charge le standard IPTC et que c’est bien cette homogénéité qui fait la force de ce système.
Exemple avec Lightroom :

IPTC 02
IPTC 3