La Jamaïque, en anglais Jamaica, est une île de la mer des Caraïbes. Elle constitue un pays indépendant, faisant partie des Antilles, situé au sud de Cuba et à l'ouest de l'île Hispaniola, territoire d'Haïti et de la République dominicaine.

Initialement peuplée par les indigènes Arawaks et Taïnos, l'île passe sous contrôle à la suite de l'arrivée de Christophe Colomb en 1494. De nombreux indigènes meurent alors de maladies et les Espagnols y transfèrent des esclaves africains. Nommée Santiago, l'île demeure une possession espagnole jusqu'en 1655, lorsque l'Angleterre la conquière et la rebaptise Jamaica. Sous le joug colonial britannique le pays devient l'un des principaux exportateurs de sucre au monde, grâce à son économie de plantation basée sur l'esclavage. Les Britanniques émancipent les esclaves en 1838, et nombre d'entre eux préfèrent alors l'agriculture vivrière aux plantations. À partir des années 1840, les Britanniques ont recours à des Chinois et des Indiens, travaillant dans les plantations. L'

L'île de la Jamaïque est constituée de montagnes à l'intérieur des terres, entourées par une plaine côtière étroite. Pour cette raison, toutes les villes principales sont situées sur la côte. Les principales villes sont Kingston, la capitale, et Montego Bay.

Les chaînes de montagnes s'appellent les Blue Mountains ; elles font partie des plus hauts sommets des Antilles.

Le climat de la Jamaïque est tropical, avec un temps chaud et humide, bien que les terres aient un climat plus tempéré. Les précipitations sont très inégales d’une région à l’autre — le nord-est plus exposé — et sont plus abondantes de juin à décembre. Des risques de cyclone pèsent sur l'île à la fin de l’été et au début de l'automne.île obtient son indépendance du Royaume-Uni le 6 août 1962.

Histoire
Le nom du pays provient de Xamayca (prononcé en ancien espagnol "chamaïca") signifiant "la terre du bois et de l'eau", dans la langue des Arawaks, peuple d'Amérique du Sud qui a colonisé l'île de la Jamaïque vers les années 1000. Les Arawaks sont partis s'installer dans les Caraïbes à cause d’un grand mouvement de population. Ce peuple vit de l’agriculture. Il cultive le maïs, le manioc, le tabac et des racines. Il pêche et pratique également la chasse à l’arc. Ils dansent et ont des instruments de musique pour les accompagner comme l’ocarina ou le tiriaman qui est une flûte.

La Jamaïque fut annexée par l'Espagne après que Christophe Colomb y débarqua en 1494, y créant la ville "Sevilla la Nueva" (appelé aujourd'hui juste Seville, localisé à l'ouest de Saint Ann's Bay sur la côte nord). Colomb l'employa en tant que domaine privé de sa famille. Plus tard, les Espagnols abandonnent Sevilla la Nueva, trop inhospitalière, pour s'installer dans les plaines riches et fertiles du sud. Ils ont ainsi créé une nouvelle ville : "Santiago de la Vega" (aujourd'hui Spanish Town). Les Arawaks constituèrent la première main-d'œuvre d'esclaves pour les Espagnols. La quasi-totalité des Arawaks fut rapidement exterminée ou sont morts à cause des maladies des Européens. On ne comptait déjà plus d'autochtones à la fin du XVIe siècle.

L'amiral anglais Penn et le général Venables s'emparèrent de l'île le 27 mai 1655 qui devint officiellement une colonie britannique en 1670. Entre temps, la plupart des colons espagnols avaient quitté l'île pour Cuba, restée espagnole. L'amiral Penn donna à "Santiago de la Vega" le nom de Spanish Town et fit de l'île une plaque tournante de la lutte contre l'Espagne et de la piraterie. Parmi les nouveaux arrivants, une première vague d'immigration française, installée en particulier dans la paroisse de Saint Andrew, à Liguanea, dont il est dit que les 600 habitants à l'époque sont "anglais et français", ainsi qu'à Sainte-Catherine. Les registres paroissiaux conservent les noms français de Bouin, Roche, Sablé, Clisson, Mainet, Jarries, Tranchant, Faucourt, Lemoque, Declozel, Chamlet, Plisson, Causson, Tapin, Lafleur, Lépine, Thomassin, Touzalin, Godin, Buchier, Narvais, Pintard, Augier, Campion, Dupuy, Durant, ou Pelpiat.

Plus tard, la Jamaïque devint le deuxième plus grand exportateur de sucre au monde, mais loin derrière l'île de Saint-Domingue. L'emploi d'esclaves par la Grande-Bretagne, à partir de 1672, une vingtaine d'années après la prise de l'île aux Espagnols, eut comme conséquence de faire de la Jamaïque l'une des plaques tournantes de la traite des noirs.

Elle connaît au même moment une nouvelle vague d'immigration française. Le 28 juillet 1681, le roi d'Angleterre Charles II signe à Hampton Court l'édit enjoignant aux colonies anglaises d'accueillir et naturaliser les huguenots français. Un ordre daté de janvier 1683 mentionne 42 protestants français auxquels doit être fourni le passage vers la Jamaïque ». Parmi eux, quelques patronymes encore portés par des familles jamaïcaines : Martin Rusea, Elie Nazereau, Daniel Gaultier, Boucher, le marquis Gabriel Duquesne, Louis de Boneval, Perrin, le colonel du Bourgay, Pierre Valette, fondateur de la plantation de Montpellier, ou encore Louis Galdy, très vite devenu fameux pour avoir été survivant du tremblement de terre de Port- Royal.

À la fin du xviiie siècle, l'île comptait 300 000 esclaves ; au début du xixe siècle, la population noire était en proportion de 20 contre 1. Une série de révoltes suivit. Durant cette époque, les Britanniques eurent beaucoup de mal à traquer les nègres marrons, ces esclaves qui réussissaient à s'enfuir.


Harbour Street, Kingston, 1820.
Après l'abolition de l'esclavage en 1833, les affranchis quittèrent les plantations pour s'établir sur des terres inoccupées de l'intérieur du pays, ruinant l'économie fondée sur les grandes exploitations de canne à sucre. L'économie resta néanmoins dominée par une minorité de planteurs blancs et la population noire commença à se rebeller contre les mesures discriminatoires dont elle faisait l'objet. Devant l'indifférence du gouvernement britannique, une rébellion éclata à Morant Bay en 1865, suivie par un mouvement de révolte qui s'étendit à tout le pays. Cette rébellion aboutit à l'abolition de l'Assemblée locale et à l'établissement d'un gouvernement colonial relevant de la Couronne. Elle ne fut finalement maîtrisée par les autorités britanniques qu'en 1884.

La crise économique qui naît de la Première Guerre mondiale est présente également en Jamaïque. Il y a plusieurs grèves et émeutes violentes qui font des morts car la colonie n’arrive pas a reprendre le dessus sur la crise. Par la suite, des syndicats émergent dont celui d’Alexander Bustamante et d’Allen Coombs (en) nommé Le Jamaica Workers Trades Union entre les années 1935 et 1936. Dans les dix années qui suivirent, Marcus Garvey avait fondé, en 1921, la Jamaican Political Association et en 1929, le People's Political Party (en). Grâce à cet homme, les noirs vont prendre conscience de leur héritage. En 1944, il y a d’importantes modifications politiques. En 1957, il y a des réformes au niveau du conseil exécutif, il est remplacé par le conseil des ministres. Ce conseil est nommé par le Gouverneur avec les recommandations du Chief Minister.

Les mouvements nationalistes se développèrent sous l'impulsion de deux leaders jamaïcains, Alexander Bustamante (1884-1977) et Norman Washington Manley (en) (1893-1969). D'abord alliés puis adversaires politiques, ils alternèrent au pouvoir. Manley accéda au poste de Premier ministre en 1955 et fut un partisan de l'unité des Caraïbes anglophones (en), celle-ci se réalisant brièvement dans la Fédération des Indes occidentales (1958-1962). La Jamaïque obtint son indépendance, dans le cadre du Commonwealth, le 6 août 1962.

À la suite de l’indépendance, c’est Bustamante qui obtient le pouvoir. Il fait un plan de développement de l’industrialisation du pays afin de contrer la pauvreté. Cette politique économique fait ses preuves, car à la fin des années 1960, le taux de mortalité infantile a diminué, ainsi que le taux d’analphabétisation. L’espérance de vie augmente également3, en dépit d'une criminalité élevée.

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