La Martinique (en Créole martiniquais : Matinik, Matnik ou Lamatinik  
selon le Dictionnaire du créole martiniquais de Raphaël Confiant) aussi  
surnommée "l’île aux fleurs", est une île des petit-es Antilles (ou îles du  
Vent) à la fois région d'outre-mer, département d'outre-mer (code  
départe-mental 972), région ultrapériphérique européenne située dans les  
Caraïbes et un département français d'Amérique (DFA). Elle fait partie des  
Antilles françaises (française depuis 1635, année d'installation de la 1re  
colonie française par Pierre Belain d'Esnambuc).

Elle devrait son nom actuel à Christophe Colomb, premier Européen à la  
découvrir le 15 juin 1502. L’île est alors appelée Madinina, Madiana ou  
Mantinino par ses habitants, les Kalinas, qui aurait désigné une île  
mythique chez les Taïnos d’Hispa-niola. Le nom a évolué selon les  
prononciations en Madinina, Mada, et enfin, par influence de l'île voisine  
de la Dominique, le nom est devenu Martinique. En langue caraïbe, l’île  
était aussi appelée Ioüanacéra (formé du préfixe ioüana = iguane et du  
suffixe caéra = île) c'est-à-dire l'île aux iguanes.

La Martinique est située dans l'arc des Petites Antilles, dans la mer des  
Caraïbes, entre la Dominique au nord, et Sainte-Lucie au sud, à environ  
450 km au nord-est des côtes du Venezuela, et environ 700 km au sud-
est de la République dominicaine.

Elle est peuplée de 392 291 habitants au 1er janvier 2011.

D'une superficie totale de 1 128 km², ce qui la pla-ce au troisième rang  
après Trinidad et la Guade-loupe dans le chapelet d'îles qui constituent les  
Petites Antilles ou Îles du Vent, la Martinique s'étire sur environ 70 km de  
longueur, pour 30 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la  
montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la  
Martinique est soumise au risque sismique (aléa sismique fort) : ainsi, le  
29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude  
7,4 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île.

On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une  
part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui  
constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l'île, domaine de la  
forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins  
accidentée, plus sèche et qui regroupe la majorité des installations  
touristiques.

Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones  
volcaniques anciennes cor-respondent à l'extrême sud de l'île (Savane des  
pétrifications) et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est  
développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite  
d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le  
dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe  
tout le nord actuel de l'île et culmine à 1 397 m. Les deux dernières  
grandes phases éruptives ont eu lieu de 1902 à 1905 (l'éruption du 8 mai  
1902 détruisit Saint-Pierre et fit 28 000 morts en 2 minutes, celle du 30  
août 1902 fit près de 1 100 morts, essentiel-lement au Morne-Rouge et à  
L'Ajoupa-Bouillon) et de 1929 à 1932.

À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à  
cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les  
alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île (mont  
Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des  
"mornes" aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une  
altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, atteint 504 m  
d'altitude. Les plaines situées au centre et en bordure côtière, les "fonds",  
sont séparées par des escarpements et sont générale-ment de petite  
dimension.

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les  
Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en  
Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la  
Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan Atlantique, est exposée  
directement aux vents alizés et à la houle atlantique ve-nant du large.

La partie nord allant de Grand-Rivière à Sainte-Marie est essentiellement  
bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La  
navigation y est limitée à la pêche côtière avec les petites embarcations  
traditionnelles de la Martini-que. Entre Sainte-Marie et La Trinité la côte  
devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés  
et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au  
large de cette zone les fonds atteignent rapidement la profondeur de 60  
mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.

La presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord-atlantique et  
la côte sud-atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature  
des fonds. Une ligne de récifs frangeants suit la côte depuis la pointe de la  
Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la  
côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléo-littoral constituent  
un danger majeur pour la navigation.

Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains  
émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau ont  
causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires. À cause du danger  
qu'ils représentent, ils portent souvent le nom évocateur de "loup", loup  
bordelais, loup ministre etc. en référence au nom d'un navire qui y a  
sombré.

La plage de sable noir de l'anse Céron au nord de la côte Caraïbe.
Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore et ne  
présente que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent  
la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin).

Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la montagne Pelée, les fonds  
de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.