LES MAMMIFÈRES

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MAKI CATTA

Statut en danger
EN  : En danger
Classification
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Espèce
Lemur catta
Complément
Le Maki catta (Lemur catta) ou lémur catta est un primate lemuriforme de la famille des Lemuridae. Avec sa longue queue annelée de blanc et de noir, il est le plus connu et le plus emblématique des lémuriens. Comme tous ces derniers, il est endémique de Madagascar et évolue dans les fourrés épineux et les forêts sèches du sud de l'île.
Le lémur catta est omnivore et suit un rythme d'activité diurne. Il se déplace dans les arbres aussi facilement que sur le sol et c'est le plus terrestre des lémuriens. Il vit en groupes pouvant compter jusqu'à trente individus et dirigés par une femelle dominante.
Le lémur catta est le plus ancien des lémuriens de Madagascar décrits par les Européens et le seul représentant du genre Lemur qui est à l'origine du nom général donné à ce groupe de primates.
Bien qu'il s'adapte facilement à la vie en captivité et soit présent dans bon nombre de zoos de la planète, le lémur catta est une espèce dont la survie à l'état sauvage est sévérement compromise et il fait partie des 25 primates les plus menacés au monde.
L'espèce est couramment nommée en français lémur catta ou maki catta. S'agissant d'un des premiers specimens décrits de lémuriens, d'autres dénominations se retrouvent dans la littérature historique: maki à queue annelée, mocock ou mococo, lémur à queue annelée ou encore lémur-chat.
Le terme Lemur, qui décrit le genre monotypique, a été inventé par le fondateur de la nomenclature binomiale moderne, Carl von Linné. Il tire son origine du goût qu'avait le naturaliste pour le latin, la langue dominante des sciences de l’époque, ainsi que de sa bonne connaissance des auteurs romains tels que Virgile et Ovide. Les "lémures" de la mythologie romaine étaient des spectres ou des fantômes exorcisés lors de la "fête des lémures". À l'origine, le terme Lemur fut créé pour décrire le loris grêle (Loris tardigradus), un petit primate du Sri Lanka.
En biologie et écologie, l'expression "espèce en danger" s'applique à toute espèce risquant de disparaître à court ou moyen terme. Selon le congrès mondial de l'UICN de septembre 2016, "les trois quarts des espèces en danger d’extinction sont menacées par l'agriculture, la conversion des terres, la surexploitation des ressources", ce qu'un article du 10 août, dans la revue Nature traduit sous le titre "Les ravages des fusils, des filets et des bulldozers" aussi qualifiés de grands tueurs parmi les facteurs de régression de 8 700 espèces animales et végétales évaluées et classées en 2016 comme menacées ou quasi menacées de disparition sur la liste rouge de l'UICN.