LES MAMMIFÈRES

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TIGRE DE SIBÉRIE

Statut en danger
EN  : En danger
Classification
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Sous-espèce
Panthera tigris altaica
Complément
Le tigre de Sibérie (Panthera tigris altaica), tigre de l'Amour ou tigre de l'Oussouri, est la plus grande sous-espèce du tigre, originaire du nord de l'Extrême-Orient tempéré : Sibérie orientale, Corée et nord de la Chine. Il est en danger d'extinction.
L'essentiel de la population se concentre aujourd'hui en Extrême-Orient russe, où le dernier recensement approfondi de 2015 a compté 562 individus, en augmentation ces dernières années. Cette sous-espèce était passée au bord de l'extinction au milieu du XXe siècle, où il ne restait qu'une vingtaine d'individus sauvages. Ce sont des mesures de protection énergiques prises en Russie qui lui ont permis de se multiplier.
La population des tigres de Sibérie de Corée du Nord est, en revanche, quasiment éteinte.
La population des tigres de l'Amour du nord de la Chine, après avoir frôlé l'extinction (il y avait seulement sept spécimens connus à l'orée des années 2000), à la suite d'une politique de protection de l'environnement draconienne, a fortement augmenté de façon inespérée et atteint 55 individus sauvages en 2021.
Les recherches génétiques récentes ont montré que le tigre de la Caspienne (Panthera tigris virgata), une souche éteinte d'Asie centrale morphologiquement très proche du tigre de Sibérie, appartient en réalité à la même sous-espèce que le tigre de Sibérie, ce qui ouvre des perspectives de réintroduction du tigre de Sibérie en Asie centrale. En 2017 débute un programme de réintroduction du tigre au Kazakhstan. En 2024, deux premiers tigres de Sibérie nés en captivité aux Pays-Bas ont été réintroduits dans les forêts ripicoles de la réserve naturelle d'Ile-Balkhash au Kazakhstan.
En biologie et écologie, l'expression "espèce en danger" s'applique à toute espèce risquant de disparaître à court ou moyen terme. Selon le congrès mondial de l'UICN de septembre 2016, "les trois quarts des espèces en danger d’extinction sont menacées par l'agriculture, la conversion des terres, la surexploitation des ressources", ce qu'un article du 10 août, dans la revue Nature traduit sous le titre "Les ravages des fusils, des filets et des bulldozers" aussi qualifiés de grands tueurs parmi les facteurs de régression de 8 700 espèces animales et végétales évaluées et classées en 2016 comme menacées ou quasi menacées de disparition sur la liste rouge de l'UICN.